Comment vous motiver à agir, chers lecteurs et chères lectrices? Comment vous faire franchir le pas de considérer qu’un retour réussi en France est possible?

C’est sur ce thème, lancé par le blogueur très influent, Olivier Roland (et l’un de mes mentors qui s’ignore, ça rime en plus!), que je vais vous écrire aujourd’hui!

La peur ou comment parler à votre cerveau reptilien

La peur, c’est une émotion ancienne, qui nous sauve la vie, dans bien des circonstances, mais qui a également la capacité de nous faire reculer dès que les données qui se présentent à vous ne sont pas connues : Qu’est-ce que je vais devenir si je ne trouve pas l’emploi correspondant à mes qualifications en France? Ou vais-je vivre, si c’est si difficile de se loger en région parisienne? Et comment s’adapteront mes enfants, seront-ils heureux? Est-ce que l’insécurité dont parle les médias sans cesse à l’étranger est bien le quotidien des français?

Toutes ces interrogations sont bien naturelles, ce sont les même qui vous ont traversé l’esprit probablement, lorsque vous êtes parti à l’étranger. A moins que vous ne soyez parti avec moins de ‘bagages’ personnels (comprendre : pas d’enfants, pas de maison…) et c’est là, à cet état d’esprit ouvert à la nouveauté et à la prise de risque, que vous devez revenir. Vous avez été capable de vous séparer de votre voiture, de votre appartement, de vos biens personnels…

Pourquoi cela serait-il différent 10 ans plus tard? Parce que vous avez vieilli et que vous avez accumulé des biens de plus grande valeur peut-être. Cette affirmation n’est pas un jugement, mais une constatation de ce que nous les humains, nous vivons. Nous sommes jeunes, étudiants, endettés ou pas, mais nous vivons frugalement. Puis nous commençons à travailler, nous nous endettons pour une plus belle voiture, un appartement ou une maison ‘pour enfin devenir propriétaire’, avoir un 1er enfant… Et puis après? Est-ce que ces biens vous attachent là où ils se trouvent? Devez-vous rester vivre à proximité de ces biens pour justifier de les posséder? C’est à cette réflexion, qui parfois vous prendra des mois, parfois des années, que je veux vous amener.

Cet attachement à nos biens, ces choses qui symbolisent la réussite au niveau social, est-ce qu’ils ne vous enfermeraient pas un peu trop?

La réussite sociale ou l’attachement aux biens et à la carrière

Il y a 5, 10,15 ans de cela, vous vous  êtes-vous dit que vous partiez en Australie pour toujours? Pour y vieillir ? Non? Alors, pourquoi vous mettre cette pression sur les épaules en vous posant cette question en rentrant en France? A cause de votre statut social, de votre famille française qui vous dit que l’avenir est plus rose ‘ à l’étranger’(quel que soit le pays! ) et vous devez donc leur faire la preuve que vous allez obtenir un bon poste à votre retour? Cette même famille vous avait peut-être aussi déconseillée de partir vous installer à l’étranger, que vous alliez perdre vos opportunités de carrière en France… Je me trompe? Ou bien,  peut-être voient-ils ‘l’étranger’ comme une terre de possibilités, ce qui ne leur semble pas le cas en France (il y a quand même un sacré nombre de pays dans le monde, tous différents et aux possibilités bien divergentes, mais bon ‘l’étranger’ semble être plus intéressant que la France…). C’est le principe de l’herbe plus verte chez le voisin… Néanmoins, cette expérience vous a façonné, vous a donné une expérience de vie que personne ne pourra jamais vous retirer. Vous le savez dans votre fort intérieur que vous pourrez capitaliser dessus, que vous avez développé une façon différente de voir les problèmes et les possibilités, en raison de votre confrontation à une culture différente à l’étranger.  Mais soyez vigilants par rapport aux propos de vos proches, les gens qui nous entourent et qui nous aiment nous transfèrent leurs angoisses, leurs renoncements, leurs peurs.

Le chemin du détachement est parfois long et douloureux, que ce soit face à vos biens matériels, à votre statut social ou encore à vos inquiétudes existentielles et vos préoccupations légitimes face au bonheur de vos enfants et au votre.

Pour commencer sur ce chemin, posez-vous d’abord la question : et si je reste ici (le pays où la ville ou vous résidez) encore 2 ans, 5 ans, serai-je heureux? Et si dans 10 ans j’y suis encore, est-ce que je serai content et satisfait de cette situation? Si vous répondez non à cette question, le meilleur moment pour mettre en place un plan, c’est maintenant.

Agir, déjà en optant pour une analyse de votre situation actuelle et commencer tout doucement à vous détacher de ce que vous avez accumulé pendant toutes ces années : peut-être déjà un peu moins de bibelots, moins de vêtements … C’est une première étape. Vous verrez qu’elle n’est pas très douloureuse. Puis regardez votre mode de vie, ce que vous consommez, ce que vous valorisez dans vos choix d’achats et regardez si vous pourriez tout simplement consommer moins ou consommez mieux. Pourquoi faire cela en étant encore dans une situation matérielle confortable et stable à l’étranger? Parce que ce n’est pas menaçant pour vous et cela vous permettra d’opérer une transition douce vers un mode de vie plus simple, moins matériel et vous préparera à une transition vers votre future vie en France, peut-être moins matériellement confortable.

Pratiquez l’art de la simplicité à la japonaise, valorisez les expériences avec vos proches plutôt que vos biens et vous aurez déjà franchi une marche, vous aurez réalisé que oui, vous pouvez vivre avec moins. Vous serez rassuré face à votre capacité à vous réinstaller en France avec peu ou moins que ce que vous permettait votre situation à l’étranger.

Vous serez sur le chemin d’un retour accepté, voulu et réussi!

Bonne route!

 

Cet article participe à l’évènement Votre meilleure astuce pour faire agir votre audience du blog Blogueur Pro. J’apprécie beaucoup Olivier Roland et son blog, et je vous conseille de lire par exemple, cet article à propos du livre de Tim Ferriss  La semaine des 4 heures (qui par ailleurs est souvent interprété comme un manifeste de l’oisiveté, alors qu’au contraire, Tim Ferriss propose énormément de stratégies pour gérer le trop plein d’information dans notre vie. C’est un entrepreuneur talenteux, qui valorise une approche différente des problemes et qui a repensé l’organisation de sa vie d’entrepreneur et personnelle, suite à ses experiences parfois douloureuses)

Voici l’article en question : https://blogueur-pro.net/tim-ferris

 

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