La magie du 10%

Je ne sais pas si vous connaissez David Chilton? C’est un auteur à succès en finances personnelles (son métier est de conseiller les particuliers sur la gestion des finances personnelles depuis les années 80). Un livre que j’ai lu de lui a changé ma compréhension des finances personnelles «  A wealthy Barber », paru en 1989 (donc vieillot, mais encore très à jour sur plus de 90% du contenu). Il a sorti une suite à ce livre  très bien également. Voici les réferences :
The wealthy barber (version audio) https://amzn.to/2uB6i1y
(version écrite) https://amzn.to/2E4kfol
et la suite, Le retour du barbier riche, qui est une édition récente que je vous conseille +++ https://amzn.to/2E7FdTc

 

Il explique les bases de l’épargne et pourquoi il est important de différer ses achats pour éviter les achats inutiles. Il vante les mérites de « se payer soi-même » en premier = Mettre 10% de son salaire mensuel brut de coté sur un compte et ne pas y toucher (enfin, si, l’investir, mais au début du moins, le mettre sur un compte pour créer l’habitude de ne plus avoir cet argent à disposition).

Rien de compliqué dans son bouquin mais des points importants pour s’encourager et comprendre le fonctionnement de finances personnelles saines. L’histoire est une fable racontant la rencontre entre 3 jeunes gens dans la fin de vingtaine et un coiffeur qui a bien réussi financièrement et qui prodigue des conseils à ses jeunes clients. Ce coiffeur voulait être avocat plus jeune, mais les circonstances de la vie en ont fait différemment et il a dû précipitamment reprendre le commerce de son père, un salon de coiffure. Néanmoins il était allé rencontrer l’homme le plus riche de sa ville et lui avait demandé des conseils financiers, conseils qu’il a appliqué toute sa vie, et qu’il retransmet ensuite à ses clients.

David Chilton prône la mise de côté de 10% de son salaire brut davantage que le fait de s’astreindre à faire un budget par exemple. C’est moins contraignant et cela répond davantage aux objectifs que vous vous êtes fixés normalement. Pourquoi contrôler son budget? Pour mieux cerner vos dépenses au départ certes, mais ensuite? Est-ce que votre épargne passe en 1er ou dernier dans votre budget? Comment planifiez-vous votre retraite? Basés sur quels revenus potentiels? Etc…

A la lecture de ce livre et d’autres, j’ai commencé à mettre de l’argent de côté en me fixant des objectifs d’épargne et des buts (pour ma retraite, pour divers achats importants, pour un voyage… avec des délais différents)…Et je me suis sentie plus en contrôle de mon futur….

L’argent est un vecteur

Sans argent, pas de nourriture, pas de toit, pas de vie. Dire que l’argent ne fait pas le bonheur, c’est bien vrai, il n’achète pas les gens (enfin cela ne s’applique pas malheureusement à tout le monde…), ni le temps, ni l’amour.

Néanmoins quand on est stressé à la fin de chaque mois de boucler son budget, on vit moins sereinement ses relations aux autres (avec son conjoint, ses enfants, ses amis) que lorsque l’on sait qu’on en dispose suffisamment, et ce, peu importe le montant. Il suffit d’en avoir assez.

Assez pour réaliser ses objectifs de vie, pas ceux de vos amis, ni de ceux de votre famille, ni de ceux dont vous entendez parler dans les médias et qui vous exposent à des trains de vie démesurés.

Il y a plusieurs manières de dégager davantage d’argent à la fin de chaque mois : anticiper ses dépenses, ne pas dépenser sans y avoir réfléchi plus d’une journée, ne plus aller dans les magasin sans y avoir un but précis, aller dans des magasins juste alimentaires afin de ne pas être tenté d’y acheter plein de choses inutiles etc… Mais aussi, travailler davantage d’heures, avoir un 2ème emploi, faire des extras etc… Ou une combinaison des 2.

Quand vous vivez à l’étranger, vous êtes-vous intéressés à l’environnement économique de votre pays d’accueil? Combien pouvez-vous mettre de côté mensuellement pour épargner en vous fixant plusieurs objectifs : la retraite, un retour en France sous quelques années, les études des enfants, l’achat d’une maison etc… Quels sont les supports déjà disponibles aux épargnants? Si vous ne vous y retrouvez pas, serait-ce envisageable que vous utilisiez des comptes français?

Avant de vous intéresser au «comment » il faut d’abord vous intéresser au « pourquoi ». Pourquoi avoir l’impression de « se sacrifier » et de s’ôter des plaisirs immédiats pour de l’épargne pour le futur?  Eh bien, par exemple pour vous donner la capacité de revenir en France sachant que l’argent n’y tombera pas du ciel, que votre insertion professionnelle ne sera peut –être pas si aisée, que vous serez peut être amené à changer de carrière, lancer une activité entrepreneuriale etc… Il est nettement plus confortable de se dire que vous avez assez d’argent de côté pour faire face à des imprévus dans la vie ainsi qu’au choix ou non de revenir en France et que ce n’est pas le manque d’argent qui dictera votre choix…

Quand vous êtes hors de France et que vous anticipez un retour, combien de temps en avance avez-vous anticipé ce retour? Serait-ce possible de vous donner un objectif d’épargne en vue de votre retour, afin de pouvoir vivre les premiers mois confortablement sans salaires?

Discuter ouvertement d’argent en France est encore tabou

Un article que j’ai lu encore tout récemment issu d’une recherche sur le sujet montrait qu’en 2007 les français interrogés dans l’étude, quelque soit leur origine sociale et leur niveau de vie, avaient plus de difficultés à discuter d’argent que de sexualité!

A cela, les chercheurs avançaient la culture judéo-chrétienne, les origines paysannes des français et françaises ou l’argent était liquide et cachée sous le matelas donc ne pas en parler permettait de ne pas éveiller les soupçons, associé au fait d’anticiper sur de futures récoltes désastreuses. Enfin, le concept « d’état providence » suite à la 2ème guerre mondiale, qui a mis beaucoup de français à l’abri de besoins essentiels tels que la santé et l’éducation (donc « dégagé » de l’obligation de richesse pour couvrir les besoins en santé et en éducation, bien sûr, je vous entends dire que tout ceci est très relatif, néanmoins, pour avoir connu d’autres systèmes sociaux, l’état providence est encore bien présent en France et s’agit là d’expliquer pourquoi nous avons ce rapport un peu tabou à l’argent). Néanmoins les choses changent, mais doucement! Dans combien de famille, l’éducation financière est une priorité? Que transmet-on à nos enfants sur l’apprentissage de l’épargne et leurs investissements futurs? Est-ce que les parents sont à l’aise de discuter de combien ils gagnent avec leurs propres enfants et ce que représente le travail, un salaire, le cout de la vie moyen auxquels ils font face ? (je ne parle même pas de leur famille plus élargie…)

La suite, au prochain épisode !

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