Je vous avais déjà écrit sur l’importance d’avoir un ou plusieurs plans lors de votre retour en France, il y a quelques temps.
Je vous avais dit que cet article serait le début d’une suite d’article sur le pouvoir des habitudes et à quel point les habitudes peuvent changer le cours de votre vie.
Je m’explique.

Se donner des objectifs dans la vie

Il se peut que votre objectif de vie ait été dans la vingtaine de faire des études qui vous plaisent, de faire un travail qui vous convienne.
Il se peut que vos objectifs, avec les années, une fois dans la vie active aient changé.
Il se peut que vous n’ayez plus d’objectifs clairs en tête désormais.

Quand je suis entrée dans l’enseignement supérieur, mon critère numéro 1 pour le choix de mes études et donc de mon futur métier était l’intérêt pour ce métier mais surtout le fait que je ne devais pas absolument aller à Paris pour trouver du travail. Je pouvais vivre en province et travailler. Je sais que tout le monde ne pense pas ainsi, mais déjà très tôt, je m’étais mis des priorités qui étaient les débouchées potentielles et le fait de pouvoir un tant soit peu choisir l’endroit où je pourrai travailler et donc faire ma vie. J’ai commencé à travailler en France puis j’ai eu l’opportunité de partir travailler à l’étranger.
Pourquoi je vous explique ma petite histoire? Parce que dès toute jeune, je savais quelles étaient mes 2 priorités de l’époque : exercer un métier avec des débouchés = pouvoir un peu choisir où travailler et ne pas devoir aller vivre à Paris, où je savais que j’aurai été malheureuse. Pourtant, j’ai toujours aimé Paris. J’adore la culture, je vais souvent visiter des expos ou des musées, mais cette ville est trop loin de la nature pour moi. Trop stressante, trop annihilante. Vous me dites « bon, ce n’est pas possible pour tout le monde ça! Il y a plein de métiers qui nécessitent de faire carrière à Paris sans autre alternative en France ». Et bien, justement, je ne voulais pas y être contrainte. J’ai fait des choix à 20 ans qui m’ont évité d’être dans cette situation d’absence ou de pseudoabsence de liberté. La liberté du choix de mon mode de vie était plus important que l’argent, le statut social, l’évolution professionnelle.
On doit tous faire des choix dans la vie en fonction des objectifs que l’on se donne. Ces objectifs il faut s’y tenir. Et puis, avec le temps, ils évoluent, mais ils nous poussent à nous dépasser ou nous donne la motivation à vivre la vie que l’on vit. Si on ne se donne pas de priorités ou d’objectifs, quel est le sens de la vie que l’on mène? Ce qui est bien quand même, c’est que la vie est longue, et qu’il est toujours possible de changer le cours de sa vie, en revenant d’expatriation par exemple. Bien sûr que sans enfant ni conjoint, cela semble plus facile, mais c’est avant tout une question d’objectifs de vie et de priorités que l’on se donne.

La confrontation avec la réalité

Ne venant pas d’un milieu aisé, j’ai toujours travaillé et aimé travailler pour devenir autonome et multiplier les expériences, car je suis curieuse de nature. J’aime apprendre et j’ai toujours pensé que l’on apprenait tout au long de la vie. J’ai développé des compétences linguistiques et d’encadrement avec mes premiers petits boulots. Cela m’a servi des années plus tard et encore maintenant, on me demande comment j’ai appris 2 langues étrangères… Comment? Euh, l’école en premier et mes voyages en second, l’exposition à des situations inconnues où j’ai dû me débrouiller seule ou encore lorsque j’étais responsable de groupes à l’étranger et que bien des choses ne se passaient pas comme prévu… Ce vécu forge votre caractère et réduit votre appréhension de l’inconnu à la longue, car vous avez déjà vécu l’inconnu et l’incertitude. Ce sont des compétences transférables à valoriser.

Encore une fois, à un autre moment de ma vie, bien plus tard, je me suis demandé comment je pourrai continuer de vivre et travailler sans m’épuiser au travail = travailler moins.
Je me suis intéressée aux investissements dans ce contexte, non pas pour devenir riche, mais pour « acheter » du temps, acheter ma liberté de choisir de moins travailler.
Je me suis acheté un ou 2 livres sur les finances personnelles et j’ai commencé à apprendre.

Se trouver une excuse ou se trouver une raison

Personne dans mon environnement direct, que ce soit amical ou professionnel, ne m’y a sensibilisé. J’ai lu tout récemment encore que dans une situation déterminée que l’on n’a pas choisi de vivre, 2 choix s’offrent à nous : se trouver une excuse ou se trouver une raison.
Se trouver une excuse, c’est adopter une réaction de justification d’une situation expliquant pourquoi on s’y trouve : « Je viens d’un milieu modeste, mes parents ne m’ont jamais appris à disposer de mon argent intelligemment ou les bases de l’investissement, je n’ai jamais reçu de l’argent de leur part, je ne peux donc pas m’en sortir » et vous continuez votre vie sans accrocs, sans objectifs précis.
Se trouver une raison c’est adopter une réaction contraire en se disant que les évènements de la vie sont ainsi mais qu’il est peut –être possible de trouver une façon de s’en sortir, de faire mieux, de faire différemment.
C’est la 2ème attitude pour laquelle j’ai opté. J’ai lu, lu et relu, et mis en application à mon petit niveau ce que j’avais appris. J’ai cherché des heures et des heures des infos sur internet, questionné des experts, des professionnels de la finance etc… Je me suis dit que même si ça pouvait paraitre chiant à mourir, le jeu en valait la chandelle, car il s’agit tout de même de mon avenir, de ma liberté, de mon argent. Je voulais comprendre et appliquer.
Tout dans la vie vous conduit à ne pas vous arrêter et réfléchir à vos objectifs de vie. La vitesse à laquelle défilent vos journées, les enfants, les hobbies etc… Il est aussi plus simple de lire un bon libre ou regarder un film que de lire des analyses économiques ou des articles sur les finances personnelles  Néanmoins, j’étais effarée après plusieurs discussions dans mon entourage de voir à quel point des gens pourtant éduqués, ignorent des principes simples sur l’épargne et l’investissement.

(La suite au prochain épisode, la semaine prochaine! )

2 thoughts on “Le pouvoir des habitudes – 1”

  1. Bravo Katell!
    Je me retrouve dans certaines choses comme le vécu fait qu’on a moins peur de l’inconnu, la recherche d’une plus grande liberté, se trouver une raison plutôt qu’une excuse. Il faut, je pense, faire des petits bilans des chemins que l’on prend de temps en temps et faire un point sur ce qu’on a appris. Puis, voir ce qu’on peut aller découvrir d’autre. C’est ça la vie. C’est se trouver dans des endroits, des situations différentes pour en apprendre plus sur nous et sur les autres.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *